Sur le Grip 2000, les entailles obliques des éléments intérieurs impliquent une mise en charge différente de celle de pavés à fronts entiÚrement transversaux: leur bord rencontre progressivement la chaussée, plutÎt que d'entrer en contact d'un seul tenant. Cette géométrie peut atténuer la brusquerie de certains impacts de sculpture. En contrepartie, les extrémités anguleuses des pavés présentent moins de soutien local que leur partie large; sous un freinage appuyé, elles peuvent se déformer davantage et concentrer le frottement.
Les dĂ©coupes rĂ©guliĂšrement espacĂ©es des Ă©paules introduisent une autre signature: chaque succession de pavĂ©s peut produire une excitation rĂ©pĂ©titive. Si cette pĂ©riodicitĂ© domine le contact, elle peut rendre une tonalitĂ© de roulement perceptible sur un revĂȘtement lisse. Le caractĂšre oblique des dĂ©coupes intĂ©rieures ne suffit donc pas, Ă lui seul, Ă garantir un fonctionnement silencieux. Les pavĂ©s d'Ă©paule possĂšdent Ă©galement des bords d'entrĂ©e et de sortie distincts: les sollicitations longitudinales peuvent y provoquer une diffĂ©rence d'abrasion entre les deux extrĂ©mitĂ©s, avec un relief en dents de scie susceptible d'accentuer le bruit au fil de l'usage.
La faible subdivision des pavés par des incisions fines laisse des surfaces de gomme relativement solidaires à l'échelle de chaque élément. Cela tend à limiter les petits mouvements internes sous effort, mais réduit aussi la capacité de ces surfaces à épouser localement les aspérités par ouverture de multiples fines découpes. Il s'agit d'un compromis de déformabilité, et non d'une garantie d'adhérence.
Enfin, les quatre passages longitudinaux reprĂ©sentent une interruption permanente de la surface porteuse. Ă empreinte comparable, leur emprise laisse moins de gomme en contact qu'un dessin plus fermĂ©. Les bords localement dĂ©coupĂ©s de ces passages rendent en outre le soutien des rangĂ©es voisines moins uniforme: les parties saillantes et les sections rentrantes ne prĂ©sentent pas exactement la mĂȘme rĂ©sistance Ă la dĂ©formation. Ces effets doivent ĂȘtre envisagĂ©s comme des tendances liĂ©es Ă la gĂ©omĂ©trie, sans leur attribuer une ampleur chiffrĂ©e.