La sculpture organise une dissymétrie de rigidité marquée. Les blocs larges et compacts d’une épaule offrent une proportion de gomme porteuse supérieure, favorable au maintien de la forme de l’empreinte sous une charge latérale. L’épaule opposée, davantage fractionnée, se montre géométriquement plus souple: elle peut mieux épouser une chaussée irrégulière, mais ses pavés sont aussi plus mobiles.
La forte densité d’entailles divise chaque élément en sous-segments élastiques. Cette architecture conserve de la mobilité lorsque la gomme se raidit avec le froid et rend la mise en contrainte plus progressive. En contrepartie, elle réduit la rigidité apparente des pavés sur chaussée sèche, augmente leur déformation sous couple et multiplie les zones susceptibles de produire de la chaleur par hystérésis.
Le tracé ondulé au centre impose des largeurs de gomme variables le long de la circonférence. Il évite ainsi la présence d’une ligne de flexion parfaitement rectiligne, mais crée des cols plus étroits où les contraintes peuvent se concentrer. Sous freinage ou accélération appuyée, les pavés transversaux décalés ne se chargent pas tous au même instant. Cette progressivité peut adoucir les variations d’effort, au prix d’un léger retard de réponse lié au basculement successif des blocs.
Les pas irréguliers de la partie très segmentée tendent à répartir l’énergie acoustique entre plusieurs fréquences plutôt qu’à produire une tonalité unique. Toutefois, les nombreuses entrées et sorties de pavés dans l’empreinte entretiennent un bruit de roulement perceptible, cohérent avec une valeur annoncée de 74 dB. À l’usage, le côté compact devrait surtout être sollicité par abrasion lors des forts appuis, tandis que le côté très découpé est davantage exposé à une usure en talon-pointe par basculement répété de ses blocs.