L’Icebear W440 présente un dessin hivernal directionnel à quatre rainures, construit autour de blocs allongés en chevrons et d’une lamellisation de densité moyenne. Cette combinaison se distingue d’un profil hiver très finement découpé: elle conserve des portions de gomme relativement importantes entre les entailles. Les pavés centraux offrent donc un compromis entre mobilité locale et maintien de leur géométrie sous charge, mais produisent moins d’arêtes actives qu’une sculpture à forte densité de lamelles sur une surface très lisse ou verglacée.
Au centre, l’emboîtement des V remplace une nervure pleine. Les blocs peuvent ainsi se déplacer de façon partiellement indépendante lorsque l’empreinte rencontre de petites irrégularités. Cette souplesse géométrique rend le contact moins monolithique, au prix d’un guidage initial potentiellement moins ferme autour du point milieu qu’avec une bande centrale continue.
Les quatre rainures longitudinales ondulées découpent nettement les rangées de blocs. À charge statique, cette proportion de creux réduit la quantité de gomme porteuse et concentre davantage la pression sur les pavés restants. Cela peut aider les arêtes à travailler sur un sol hivernal compact, mais augmente aussi les sollicitations locales aux angles des blocs, notamment aux intersections avec les passages obliques.
En roulage, l’inclinaison des blocs évite que tous leurs bords d’attaque rencontrent la chaussée au même instant. L’entrée en contact est plus progressive qu’avec des rangées strictement transversales, ce qui peut atténuer les chocs de sculpture. La répétition très régulière des chevrons peut néanmoins engendrer une composante sonore périodique sur un revêtement sec et lisse.
Les lamelles transversales s’ouvrent légèrement sous les efforts de traction et de freinage, exposant des arêtes supplémentaires sur neige tassée ou glace rugueuse. Leur densité moyenne limite la flexion excessive des blocs, mais place ce profil en retrait d’une sculpture hiver fortement lamellisée lorsque l’adhérence dépend principalement de la multiplication des microarêtes.
Enfin, les extrémités étroites formées là où les rainures obliques rejoignent les sillons sinueux sont plus mobiles que le corps des pavés. Lors d’accélérations répétées ou de virages appuyés, ces pointes peuvent subir davantage de cisaillement et s’échauffer localement. La surveillance d’une usure arrondissant prématurément ces angles est donc pertinente, car leur émoussement réduit progressivement l’efficacité mécanique du découpage.