Le maillage central présente un rapport élevé entre longueur d’arêtes et surface pleine. Sous la charge statique, l’empreinte se divise donc en de nombreuses petites zones de pression plutôt qu’en quelques larges plages continues. Les sommets des pavés polygonaux peuvent toutefois devenir des points de contrainte, tandis que les portions de gomme comprises entre deux découpes rapprochées disposent de peu de matière pour résister au cisaillement.
Les lamelles ondulées allongent la ligne de découpe à l’intérieur de chaque pavé sans réclamer l’espace d’une rainure large. Cette géométrie forme des languettes de gomme étroites dont la souplesse locale est élevée. En contrepartie, la rigidité d’un pavé varie entre sa base, ses extrémités et sa partie lamellisée: la surface peut se déplacer légèrement avant que le reste du bloc ne reprenne l’effort.
En roulage sur chaussée mouillée, les quatre passages longitudinaux sinueux proposent plusieurs communications successives avec les intervalles transversaux. Cette ramification permet à l’eau rencontrée près du centre de changer de trajectoire et de rejoindre les ouvertures latérales. Elle impose cependant un chemin moins direct qu’avec des canaux rectilignes: les étranglements entre pavés peuvent limiter le débit lorsque l’épaisseur d’eau augmente rapidement.
Le décalage longitudinal des blocs évite que toutes les arêtes homologues frappent la chaussée simultanément. Les excitations sont ainsi réparties dans le temps, ce qui tend à diluer une tonalité de roulement dominante. Les formes polygonales, les crénelures et les différences de longueur entre blocs peuvent néanmoins produire un bruit plus diffus, particulièrement lorsque les arêtes sont encore vives.
Les petits éléments centraux fortement découpés subissent davantage de cycles de flexion que de larges plages pleines. À vitesse soutenue, cette mobilité peut accroître l’échauffement superficiel et arrondir progressivement les arêtes. Les pavés intermédiaires plus longs reprennent les efforts sur une longueur supérieure, mais la transition entre ces éléments et le maillage central peut créer des vitesses de glissement locales différentes dans l’empreinte.
Enfin, les ouvertures extérieures associées aux pavés d’épaule offrent aux particules et à l’eau une voie de sortie sous l’effet de la rotation. Leur contour irrégulier peut toutefois retenir temporairement de petits graviers dans les poches formées entre deux blocs, avec un risque de claquement lors de leur libération.