Sur le KETER KT377, on observe des Ă©lĂ©ments de gomme rapprochĂ©s, sans larges dĂ©gagements entre les pavĂ©s. Cette compacitĂ© laisse des surfaces de gomme relativement Ă©tendues entre les dĂ©coupes: le contact nâest pas morcelĂ© en petits blocs trĂšs isolĂ©s. En contrepartie, les espaces resserrĂ©s offrent peu de place Ă une matiĂšre meuble pour se loger puis se libĂ©rer. Sur un accotement boueux, ce dessin peut donc se remplir plus facilement quâune sculpture Ă pavĂ©s largement espacĂ©s et perdre une partie de son relief utile.
Les contours anguleux des Ă©lĂ©ments intermĂ©diaires introduisent une autre particularitĂ©: les portions de gomme proches dâune pointe sont moins entourĂ©es de matiĂšre que le corps de lâĂ©lĂ©ment. Sous un effort de freinage ou de traction, ces extrĂ©mitĂ©s peuvent subir des sollicitations plus concentrĂ©es. Leur arrondi progressif constitue ainsi une Ă©volution plausible du dessin, mĂȘme lorsque le reste de la surface du pavĂ© conserve un aspect rĂ©gulier. Il faut distinguer cette usure localisĂ©e des arĂȘtes de la diminution gĂ©nĂ©rale de profondeur de la sculpture.
LâĂ©paule situĂ©e du cĂŽtĂ© de la face visible de la roue prĂ©sente des pavĂ©s allongĂ©s transversalement. Chacun forme une plage de contact Ă©tendue dans le sens transversal, mais conserve des bords successifs dans le sens du roulement. Au passage dans lâempreinte, le bord dâentrĂ©e et le bord de sortie ne sont pas sollicitĂ©s simultanĂ©ment. Des freinages rĂ©pĂ©tĂ©s peuvent accentuer cette diffĂ©rence et favoriser une usure en marche entre les deux extrĂ©mitĂ©s longitudinales de ces pavĂ©s. Cette contrepartie tient Ă leur segmentation transversale, et non Ă une faiblesse gĂ©nĂ©rale de lâĂ©paule.