À l’œil, le KU27 présente une organisation presque symétrique: quatre rainures rectilignes séparent des rangées centrales étroites, tandis que les épaules forment des bandes plus larges, seulement interrompues par des entailles transversales régulières. Le centre paraît donc davantage constitué de nervures segmentées que de blocs indépendants.
Les quatre rainures divisent la surface porteuse en cinq bandes longitudinales relativement minces. Cette fragmentation empêche une large nappe centrale de se bomber d’un seul tenant sous la charge, mais elle réduit les ponts de gomme transversaux entre les bandes. La répartition des pressions devient ainsi plus dépendante de la charge appliquée et du réglage de pression.
Les rangées centrales cumulent faible largeur et nombreuses découpes. Elles offrent une forte conformité locale aux petites aspérités, au prix d’une concentration des contraintes aux extrémités des entailles. En usage soutenu, les multiples portions étroites peuvent accumuler davantage de cycles de flexion qu’une nervure pleine et large.
Les épaules semi-continues disposent d’un volume de gomme supérieur à celui des éléments centraux. Elles forment une assise périphérique assez homogène, sans présenter les grands vides d’une épaule ouverte. Leurs encoches transversales créent toutefois une succession de bords d’attaque et de fuite pouvant évoluer différemment sous les efforts de traction et de freinage.
La rectitude des bandes longitudinales favorise un déroulement géométriquement régulier, mais elle peut aussi rendre le pneu sensible aux rainures parallèles de la chaussée. Sur un revêtement strié, les nombreuses arêtes longitudinales ont davantage tendance à s’aligner sur les sillons qu’un dessin comportant des blocs fortement obliques.
Cette sculpture privilégie donc la continuité des bandes porteuses plutôt qu’une forte mobilité de blocs indépendants. Ses principales contreparties observables concernent la multiplication des extrémités d’entailles, la flexion répétée des éléments centraux étroits et la possibilité d’une usure en talon-pointe sur les découpes d’épaule lorsque les efforts longitudinaux sont fréquemment élevés.