La géométrie du Victra MA-510 oppose des éléments circonférentiels peu interrompus à des découpes beaucoup plus souples dans les rangées intermédiaires et aux épaules. Cette différence de rigidité crée une empreinte transversalement hiérarchisée: la partie médiane conserve une section de gomme relativement cohérente, tandis que les zones incisées peuvent s’adapter plus localement aux petites irrégularités du revêtement. En contrepartie, les extrémités des incisions deviennent des points de concentration des contraintes dans la gomme.
Les quatre vides longitudinaux occupent une part notable de la largeur utile. À charge identique, la pression est donc reprise par des bandes de gomme relativement étroites, notamment autour de la petite nervure axiale. Les lèvres bordant chaque rainure sont davantage sollicitées que le milieu des éléments: avec le kilométrage, elles peuvent s’arrondir plus vite sous l’action répétée des efforts de freinage et d’accélération.
La nervure axiale étroite se distingue par un faible nombre d’interruptions. Elle subit ainsi peu de cycles d’ouverture et de fermeture à chaque tour de roue, ce qui limite son échauffement par flexion. Sa faible largeur la rend toutefois sensible à la répartition de pression imposée par le galbe de la couronne: une charge concentrée vers le centre peut y produire un polissage plus rapide que sur les rangées voisines.
Les blocs périphériques restent reliés à la rangée adjacente par une quantité de gomme appréciable, mais leurs entailles transversales autorisent une flexion dans le sens de roulement. Cette architecture évite le comportement très mobile d’une épaule entièrement découpée en pavés indépendants. Elle n’élimine cependant pas le basculement longitudinal de chaque élément: les arêtes d’entrée et de sortie peuvent finir par présenter des hauteurs différentes lorsque les phases de freinage dominent durablement l’usage.
Enfin, la densité moyenne des fines lamelles constitue un compromis géométrique distinct d’une sculpture hivernale très fragmentée. Les éléments conservent des sections porteuses assez importantes, tout en disposant d’une petite capacité de mise en conformité sur les aspérités courtes. Cette mobilité supplémentaire consomme néanmoins de l’énergie par hystérésis et peut accroître localement la température des rangées les plus incisées lors d’un roulage prolongé.