Le HA858 présente un taux de plein élevé: les quatre rainures restent relativement contenues et les trois nervures centrales ne sont interrompues que par de courtes entailles. Cette architecture conserve des sections de gomme cohésives plutôt que de multiplier les éléments indépendants. Sous les efforts d’accélération et de freinage sur revêtement sec, les reliefs ont donc peu tendance à basculer, ce qui favorise une réponse directe. En contrepartie, la faible quantité d’arêtes transversales limite l’accrochage mécanique sur neige tassée, boue ou gravier meuble.
Les nervures centrales étroites sont bordées de rainures des deux côtés. Cette géométrie facilite une répartition régulière de l’abrasion en usage routier, mais elle expose leurs arêtes longitudinales au phénomène d’usure en rivière, particulièrement lors d’un roulage prolongé en position libre. Les petites entailles ne sectionnant pas complètement les nervures limitent néanmoins les mouvements relatifs entre éléments voisins.
Les épaules semi-continues comportent des encoches régulières plutôt que des pavés totalement séparés. Leur faible mobilité réduit le basculement typique des blocs ouverts sous le couple moteur ou de freinage. Les lèvres de ces encoches restent toutefois des points possibles d’abrasion localisée lorsque les sollicitations longitudinales sont répétées.
La répétition régulière des découpes et les quatre canaux parallèles peuvent produire des excitations acoustiques à fréquence marquée. Le dessin risque ainsi de générer un bourdonnement plus tonal qu’une sculpture utilisant des pas fortement variables. Enfin, l’absence de grandes ouvertures latérales et de blocs saillants confirme une aptitude limitée aux sols déformables: la sculpture dispose de peu de reliefs transversaux capables de cisailler un matériau meuble.