Le caractère le plus distinctif du TD2 réside dans ses grandes plages de gomme peu lamellisées. Les pavés polygonaux conservent ainsi une section importante et peu de découpes internes: cette géométrie limite leur mobilité propre sur chaussée sèche, mais offre moins d’arêtes microscopiques sur la glace polie.
Les profondes séparations transversales donnent aux rangées centrales un comportement différent de celui d’une nervure pleine. Lors d’une reprise ou d’un freinage, les faces transversales et légèrement obliques peuvent transmettre l’effort par leurs arêtes. En contrepartie, la hauteur et l’isolement des pavés autorisent un léger basculement de leurs sommets sous un couple élevé, avec une réponse moins immédiate et davantage de dissipation dans la gomme.
La forme sinueuse des quatre rainures constitue aussi un détail fonctionnel. Aucun canal parfaitement rectiligne ne peut durablement s’emboîter dans les stries longitudinales d’une chaussée rainurée, ce qui réduit la tendance au suivi de rainure. Les changements d’angle successifs peuvent toutefois produire de faibles sollicitations latérales périodiques lorsque les pavés entrent dans l’empreinte.
Le quinconce des blocs décale leurs instants de contact avec la route. Cette succession évite qu’une rangée complète frappe simultanément la chaussée et répartit l’énergie acoustique entre plusieurs fréquences. Les blocs restent néanmoins volumineux et séparés par des coupures profondes: leur passage dans l’empreinte conserve un caractère marqué, cohérent avec un niveau sonore extérieur de 73 dB.
Enfin, les croisements entre canaux sinueux et entailles transversales forment plusieurs cavités anguleuses. Sur une chaussée gravillonnée, elles peuvent retenir des cailloux jusqu’à ce que la déformation centrifuge du pavé les libère. Une rétention prolongée expose le fond des rainures à des impacts répétés, surtout lorsque la granulométrie correspond précisément à la largeur de ces intersections.