Le WSM2 présente un dessin symétrique à cinq rangées apparentes de pavés, séparées par quatre couloirs longitudinaux sinueux. Ce découpage crée un taux de vide supérieur à celui d’une sculpture à côtes continues. Les volumes disponibles entre les pavés peuvent recevoir momentanément de l’eau, de la boue ou de petits granulats, mais les changements de direction des sillons constituent aussi des zones où des cailloux peuvent se coincer.
La faible densité de fines lamelles laisse de larges surfaces de gomme intactes au sommet des pavés. Cette continuité limite la fragilité des arêtes sur les sols abrasifs. En revanche, elle offre moins de microvolumes pour rompre un film d’eau très mince sur une chaussée lisse, ce qui correspond à un compromis humide intermédiaire plutôt qu’à une spécialisation pluie.
L’absence de bande centrale continue donne à la zone médiane une succession d’éléments indépendants. Lors de leur passage dans l’empreinte, ces pavés peuvent basculer légèrement entre leur bord d’attaque et leur bord de fuite. Ce mouvement favorise une usure talon-pointe et davantage de dissipation interne qu’avec une côte pleine, surtout lors des longs parcours réguliers. Il peut également rendre les petites corrections de cap moins immédiates sur autoroute.
Le décalage longitudinal des pavés évite que tous leurs bords rencontrent simultanément la chaussée. Il étale donc les impacts dans le temps, mais ne supprime pas le bruit de roulement propre à une sculpture très segmentée. Le niveau de 74 dB est cohérent avec cette alternance de contacts et avec les cavités formées par les quatre rainures.
Aux épaules, les encoches débouchant vers l’extérieur fournissent une issue directe aux particules déplacées par le pneu. Le revers est une concentration des contraintes à la racine de chaque encoche: sur un sol pierreux, ces angles sont plus exposés à l’arrachement local et aux coupures que le sommet plein des blocs centraux.