La sculpture prĂ©sente un centre fortement orientĂ© dans le sens de roulement: trois rainures circonfĂ©rentielles sĂ©parent des bandes porteuses assez larges, dont plusieurs restent continues. Cette gĂ©omĂ©trie crĂ©e un guidage longitudinal marquĂ©. Sur une chaussĂ©e lisse, le conducteur peut en attendre une tenue de cap peu perturbĂ©e par le dĂ©placement individuel des pavĂ©s. En revanche, les mĂȘmes arĂȘtes parallĂšles peuvent suivre les raccords ou les stries longitudinales de la chaussĂ©e et rendre le volant plus sensible au phĂ©nomĂšne de guidage par les rainures.
Les entailles secondaires sont courtes et majoritairement obliques. Comme elles se terminent dans la masse des nervures ou des pavĂ©s, elles ajoutent plusieurs orientations dâarĂȘtes sans fractionner entiĂšrement les Ă©lĂ©ments. Lors du roulement, leurs bords inclinĂ©s entrent en contact de maniĂšre dĂ©calĂ©e plutĂŽt que simultanĂ©e. Le franchissement des petites jonctions transversales peut ainsi paraĂźtre moins abrupt quâavec des rangĂ©es de blocs aux bords parfaitement alignĂ©s. Les extrĂ©mitĂ©s aiguĂ«s des pavĂ©s en parallĂ©logramme restent toutefois plus exposĂ©es aux microglissements; sous des accĂ©lĂ©rations ou dĂ©cĂ©lĂ©rations rĂ©pĂ©tĂ©es, elles peuvent prendre un aspect lĂ©gĂšrement biseautĂ© ou plumeux.
Les deux Ă©paules nâemploient pas la mĂȘme quantitĂ© de dĂ©coupage. Le cĂŽtĂ© composĂ© de pavĂ©s diagonaux segmentĂ©s possĂšde davantage de possibilitĂ©s de mouvement local, tandis que le cĂŽtĂ© formĂ© de pavĂ©s longitudinaux plus continus oppose une masse de gomme plus compacte. Cette dissymĂ©trie donne un compromis perceptible sur les irrĂ©gularitĂ©s: la partie segmentĂ©e peut absorber localement une petite aspĂ©ritĂ©, alors que la partie la plus continue transmet plus nettement les chocs rencontrĂ©s prĂšs du bord de lâempreinte. Sur des revĂȘtements grossiers ou des joints saillants, cette derniĂšre peut donc produire un toucher de route assez ferme.
La faible densitĂ© de lamelles laisse peu dâarĂȘtes transversales capables de sâaccrocher dans une couche meuble. Cette architecture est cohĂ©rente avec un usage routier estival, mais elle procure peu dâancrage mĂ©canique sur neige tassĂ©e ou surfaces hivernales glissantes. Les trois sillons longitudinaux dominants renforcent encore cette spĂ©cialisation en orientant davantage la gĂ©omĂ©trie vers le guidage circonfĂ©rentiel que vers la traction transversale.
Dans lâensemble, le K137 associe un centre Ă nervures continues, une rangĂ©e de pavĂ©s obliques et des Ă©paules nettement diffĂ©renciĂ©es. Ses traits distinctifs sont le guidage longitudinal prononcĂ©, lâentrĂ©e progressive des arĂȘtes inclinĂ©es dans lâempreinte et le contraste de filtrage entre une Ă©paule segmentĂ©e et une Ă©paule plus compacte. Les principales contreparties observables sont une sensibilitĂ© possible aux chaussĂ©es rainurĂ©es, un ressenti ferme sur les impacts pris par les gros pavĂ©s dâĂ©paule et une aptitude limitĂ©e sur les surfaces hivernales.