L’intérêt mécanique de l’Advan A053 tient notamment à la diversité des orientations de ses arêtes. Les angles formés par les découpes médianes présentent des faces qui ne sont pas toutes perpendiculaires au déplacement. Lorsqu’un pavé pénètre dans une couche de terre, certaines faces peuvent donc opposer une résistance au glissement longitudinal, d’autres au déplacement latéral. Ce fonctionnement suppose toutefois que le sol résiste suffisamment au cisaillement: dans une couche très friable, le pavé peut déplacer la matière plutôt que prendre un appui durable.
On observe de fines incisions courtes sur plusieurs pavés, avec une lamellisation moyenne. Elles ajoutent des arêtes à l’intérieur des surfaces de gomme, sans les fractionner en une multitude de languettes. Au passage sur une pierre ou une aspérité compacte, leur ouverture locale peut permettre au pavé d’épouser plus facilement le relief. La contrepartie se situe aux extrémités des incisions: les déformations répétées y concentrent les contraintes, ce qui peut favoriser l’amorce de petites déchirures sous des sollicitations sévères.
Le décalage des pavés médians a également une conséquence sur la succession des appuis. Les bords d’attaque des rangées voisines ne rencontrent pas simultanément le sol, ce qui tend à répartir les variations d’effort plutôt qu’à produire un choc transversal unique. Cela ne supprime pas les vibrations: sur un support dur, les interruptions répétées entre pavés restent susceptibles de transmettre des pulsations au véhicule.
À l’épaule visible, les ouvertures obliques offrent à la matière déplacée sous charge une sortie vers le bord. Leur intérêt est de limiter le confinement de cette matière entre les blocs lors de la rotation. En revanche, les extrémités des blocs bordant ces ouvertures sont moins soutenues latéralement qu’un bord fermé: lorsqu’elles prennent fortement appui, elles peuvent se déformer davantage et rendre la réponse moins immédiate.
Enfin, les changements de direction des passages entre pavés constituent un compromis. Ils multiplient les faces utilisables pour travailler le terrain, mais créent aussi des points où un gravillon de taille compatible peut se coincer. Une particule retenue peut alors solliciter les parois de gomme à chaque retour dans l’empreinte. Ces effets restent des tendances mécaniques: leur intensité dépend de la consistance du sol et du niveau d’effort appliqué.