Le compromis principal du TOMKET LT2 oppose la capacitĂ© portante de ses pavĂ©s Ă la mobilitĂ© créée par leur segmentation. Sous charge, les blocs centraux conservent des surfaces dâappui assez larges, mais leur indĂ©pendance autorise davantage de microdĂ©formations quâune bande circonfĂ©rentielle continue. Cette architecture peut filtrer les petites irrĂ©gularitĂ©s, au prix dâune rĂ©ponse moins immĂ©diate aux sollicitations longitudinales et directionnelles.
Les quatre canaux sinueux rĂ©partissent lâĂ©coulement entre plusieurs chemins parallĂšles. Leurs courbures et changements locaux de section rendent toutefois le passage de lâeau moins direct que dans des canaux rectilignes. Aux Ă©paules, le volume de gomme Ă©levĂ© soutient les efforts latĂ©raux, tandis que les coupures profondes entre blocs peuvent favoriser un basculement local sous couple de freinage ou de traction.
La densitĂ© moyenne dâentailles laisse subsister davantage de matiĂšre porteuse quâune dĂ©coupe trĂšs serrĂ©e. Les pavĂ©s gardent ainsi une rigiditĂ© compatible avec une utilisation chargĂ©e, mais restent sujets Ă une certaine dissipation dâĂ©nergie par ouverture, fermeture et cisaillement des entailles. La combinaison de ces mouvements avec lâabsence de liaison centrale continue peut contribuer Ă lâĂ©chauffement et Ă la rĂ©sistance au roulement.
Enfin, le dĂ©calage des pavĂ©s dĂ©synchronise partiellement leur entrĂ©e dans lâempreinte, ce qui limite la concentration du bruit sur une frĂ©quence unique. En contrepartie, les Ă©videments pĂ©riphĂ©riques ouverts et la succession de blocs sĂ©parĂ©s peuvent gĂ©nĂ©rer du pompage dâair et des impacts de sculpture perceptibles au roulement.